La grande majorité des femmes savait confectionner leurs coiffes "de tous les jours"
Au fil du temps, les matières utilisées sont bien différentes Les éléments furent d'abord taillés dans des tissus très fins et très légers achetés en mercerie au mètre (rebrodés ou non) :
A la fin du 19ème siècle, ce tissu à continué à être utilisé pour confectionner les grandes coiffes de cérémonie.
Les dernières coiffes furent taillées dans du tulle carré pour laisser place au filet noué, brodé.
La coiffe de deuil, « ar c’hoef plen », était fabriquée en gaze, à la trame plus serrée que le tulle, et donc plus opaque.
A la fin du 19è siècle les coiffes de tulle carré ont laissé la place aux coiffes en filet. A cette époque les femmes laissaient pendre sur les côtés les ailes appelées en breton « sparlou ».
Pour la petite histoire : les sparlou étaient jadis laissés libres sur la nuque. C’est à la fin du 19è siècle qu’une riche propriétaire de Tal Ar Groas, Marie-Françoise Le Lann, a décidé de les remonter et de les fixer à l’arrière de sa coiffe. Mode adoptée par ses contemporaines , et qui a perduré jusqu’à la disparition de la coiffe dans les années 1950.
Surtout utilisé dans la première moitié du XXème siècle, les femmes de pêcheurs y retrouvaient la technique de fabrication des filets de pêche.
Ainsi presque toutes les femmes purent montrer leur savoir-faire et laisser libre cours à leur fantaisie dans la réalisation des broderies (qu'elles avaient imaginées ou copiés discrètement "A la messe, c'était facile ! ma mère avait toujours un petit carnet et un crayon....").
Elles réalisaient deux pièces rectangulaires : l’une allongée, servait pour la passe, l’autre plus large et plus courte, constituait le fond de la coiffe.
Six commerces à Crozon vendaient navettes*, crochets, fil et rubans/ lacets en coton.
*Navette : longue aiguille percée aux deux extrémités, faite en bois, en acier ou en laiton.
