Anne de Goulaine

naît le 20 septembre 1599 au château de Poulmic à Lanvéoc

 

Elle est la troisième fille de Messire Jean de Goulaine, Seigneur et Baron du Fauoüet, cadet du marquis de Goulaine, et de Madame Anne de Ploeuc, sœur du marquis de Timeur, une des plus illustres familles de Bretagne.

 

Dès son enfance, Anne est favorisée de grâces extraordinaires : alors que sa gouvernante essaie en vain de lui faire retenir l’Ave Maria, le Seigneur lui envoie un Ange pour le lui apprendre ! Elle est miraculeusement soulagée dans ses fréquentes maladies par la visite des saints, mais aussi fort attaquée par le diable.

 

Lorsqu’elle atteint l’âge de 18 ans, ses parents veulent la marier ; son refus lui vaut de mauvais traitements, surtout de la part de son père. A la mort de celui-ci, en 1617 sa mère renonce à ses projets et la laisse à sa dévotion.

La chapelle Saint Joseph fut construite en 1620 près du château du Poulmic.

Elle passe alors ses nuits en oraison et emploie le jour à visiter et soigner les malades du voisinage malgré les terribles épreuves de santé dont elle est affligée.

Peinture à l'Huile Auteur inconnu Date 1721

Une communauté de la Congrégation s’étant établie à Morlaix, où sa sœur était sous-Prieure, elle demande à y être reçue. Il ne faut pas moins d’un miracle pour que sa mère y consente.

Il lui est accordé : le 4 août 1629, celle-ci la conduit elle-même : Ma Mère, dit-elle à la Prieure, voilà mon trésor, que je vous donne, ou plutôt à Dieu par vous. Le 4 novembre de la même année elle reçoit l’habit et le nom de sœur Anne-Marie de Jésus Crucifié.

Pendant son noviciat, elle continue à avoir de fréquentes extases mais ces voies si extraordinaires lui engendrent plus de mortifications que de complaisances car on la fait passer par de rigoureuses épreuves pour vérifier si elles venaient du bon Esprit !

Ce qui était étonnant, « c’est que ce trait puissant qui la possédait et l’attirait à la conversation céleste, ne l’empêchait pas d’agir extérieurement et de vaquer aux œuvres de charité et d’obéissance et d’assister à toutes les observances ».

Le vendredi saint 1630, et ensuite chaque vendredi, elle reçoit les stigmates. Le 27 juin 1631, elle fait profession avec une grande ferveur. Et voici qu’après avoir prononcé ses vœux devant le Saint Sacrement exposé, un rayon de la Sainte Hostie vient se poser dans un cœur qu’elle avait dessiné sur sa charte, au-dessous de sa signature, y laissant une petite goutte de Sang que l’on peut encore voir aujourd’hui.

 

Le vœu de Louis XIII

En 1636, le royaume de France est en guerre contre la maison d’Autriche-Espagne. Cette même année, le 15 juillet, la Vierge apparaît à Anne de Goulaine, et le 16 juillet le Seigneur lui demande : « Je veux aussi que (Louis XIII) fasse honorer ma mère en son royaume en la manière que je lui ferai connaitre. Je rendrai son royaume par l’intercession de ma mère la plus heureuse patrie qui soit sous le ciel. » Le message est transmis par l’entremise du Père Joseph, fidèle agent de Richelieu.  Louis XIII s'engagea à consacrer son royaume à Notre-Dame (la Vierge Marie), si elle lui accordait la grâce d'avoir un héritier pour lui succéder sur le trône de France. La grossesse d'Anne d'Autriche en 1638 fut interprétée comme la réponse divine à ses prières et à celles de la reine.

Le 5 Septembre 1638, le futur Louis XIV naquit.

Intervenue après presque vingt-trois ans de mariage stérile ponctués de plusieurs fausses couches, la naissance inattendue de l'héritier du trône est considérée comme un don du ciel, ce qui lui vaut d'être aussi prénommé Louis-Dieudonné .

Première pensée du Vœu de Louis XIII, par Ingres (1821), Montauban, musée Ingres-Bourdelle. 

Le roi tint sa promesse :le 10 février 1638.

Pour la remercier d'avoir arrêté les ennemis au Siège de Corbie (pendant la guerre de Trente ans en 1636) et lui  donner un héritier, il consacre de manière solennelle la France à la Vierge Marie sous le titre de son Assomption par un acte auprès du Parlement de Paris. 

Il demande à ses sujets de faire tous les 15 août, jour où était déjà célébrée la fête de l'Assomption, une procession solennelle dans chaque paroisse. 

Depuis 1638, le 15 août est devenu férié. Anne de Goulaine en est l'une des protagonistes.

 

Pourquoi le 15 Août est-il férié ?

L’Ascension, l’Assomption, la Toussaint et Noël sont fériés en application de l’arrêté du 29 germinal de l’an X (19 avril 1802) découlant du Concordat et l’article 42 de la loi du 9 décembre 1905 sur la séparation de l’Église et de l’État. La loi du 8 mars 1886 ajoute le lundi de Pâques et le lundi de Pentecôte.

 

Le 15 août, fête nationale depuis 1638 par Louis XIII a été supprimée pendant la révolution et rétablie par Napoléon Bonaparte. L 'Empereur, dont la date de naissance est incertaine, a eu soin de la fixer arbitrairement au 15 août (1769) afin de mieux de se rattacher à la tradition nationale ! mais elle redevient l’Assomption à la Restauration. En 1880, le 14 juillet devient fête nationale.

 

Le 15 août reste encore aujourd'hui une fête religieuse chômée.

sources : les bénédictines de Notre Dame - benedictinesmontdesoliviers

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