Selon Bernard Tanguy spécialiste de la toponymie. Lanvéoc serait formé du terme spécifique "Lann" qui désigne en vieux breton un établissement monastique primitif et du déterminant "Maéoc" du nom de Saint Maéoc.
Ce saint aurait vécu en solitaire dans le bois portant son nom (aujourd'hui Coëtmieux, dans le département des Côtes-d'Armor) et qu'il y fut enterré vers 540.
En bâtissant le presbytère de Coëtmieux, l'on trouva les ruines d'un ancien édifice, que l'on croit avoir été l'abbaye de Saint-Mieux ou Maeoc ou Méoc.
La tradition fait de saint Maeoc l'un des douze condisciples de saint Kiriec. Il aurait été l'un des principaux disciples de Saint Samson, évêque de Dol de Bretagne, qui venant du pays de Galles, serait venu se retirer en Armorique au milieu du 6ème siècle.
Son influence toponymique est importante, plusieurs paroisses anciennes et communes actuelles portent son nom dont Lanvéoc.
Statue du saint en évêque, chapelle de Ti Mamm Doué (Quimper)
Poulmic présente sans doute, associé au breton "Poul" (mare, étendue d'eau) une variante du nom de ce Saint que l'on retrouve également dans Tréméoc et surtout dans Guimaëc, dont il est le saint patron.
A noter qu'avant la construction de l'Ecole Navale, il existait au Stang, un étang d'eau saumâtre séparé de la rade par un cordon littoral.
La commune de Lanvéoc est située au nord de la presqu´île de Crozon, entre Roscanvel, à l´Ouest, et Landévennec, à l´Est, et Crozon, au Sud. Créée en 1872, son territoire appartenait auparavant à Crozon.
Elle est traversée d´Ouest en Est par le ruisseau de Kerloc´h, qui prend sa source à l´étang de Kerloc´h en Camaret.
L'altitude moyenne de Lanvéoc est de 60 mètres environ. Sa superficie est de 19.21 km².
Préhistoire : Le mégalithisme de Crozon date de 3000 av. J.C (J. Mornand). Menhir de Kerzuelet - Dolmen
Période Gallo-romaine : Les vestiges d'une villa gallo-romaine a été mis à jour à la Boissière et ceux de la voie romaine reliant Aquilonia (Quimper) à Gésogribate (Brest) via la rade de Brest ont été découverts entre Botsand et Kernaval.
Dès les premiers temps de l'époque médiévale, les terres de Lanvéoc appartiennent à la juridiction seigneuriale de Crozon.
Lanvéoc, ancienne trêve de la paroisse dénommée Plougrozon (Crozon), dépendait de l'évêché de Cornouaille.
Le seigneur de Crozon possédait deux seigneureries : celle de Crozon où s'élevait un château refuge.
L'autre à Lanvéoc ou un second centre fortifié existait à l'emplacement de l'actuel Fort de Lanvéoc, d'ailleurs appelé autrefois fort de Crozon.
Par suite de mariages différentes seigneureries furent en place :
Grâce à la route royale Nantes-Hennebont-Quimper-Brest via Lanvéoc l'activité commerciale du bourg (auberges, diligences, foires, moulins, four à chaux, construction et réparation navale...) et la population vont se développer et dans les campagnes, les fermiers seront navigateurs afin de répondre à la demande de transport des troupes, des civils et des marchandises, les barques s'échouant sur la petite ou sur la grande grève suivant le sens du vent.
L'intendant de la Marine à Brest et la cour de Versailles indique sous le terme de "passage de Lanvaux"qu'il est devenu la voie royale numéro 1.
Après la Révolution française, la France est passée d'une monarchie absolue à une république, créant un nouveau paysage politique marqué par des changements radicaux.
L'abolition des privilèges féodaux a permis une participation politique accrue des groupes auparavant marginalisés, mais elle ne modifie guère le lien de dépendance de Lanvéoc à l'égard de Crozon.
L'assemblée constituante crée les départements et les cantons le 26 février 1790 mais en respectant généralement leurs limites territoriales..
À cette époque, la France est divisée en 83 départements et environ 20 villes
Lanvéoc ne deviendra commune qu'en 1872 après avoir été paroisse en 1862 grâce à la ténacité des habitants.
